Avons-nous besoin de drames ?

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« Où sont passés les mélos, les drames ? Bref, le côté obscur qui peut faire de nous des héros ou des salauds. Eux aussi font partie des moments intenses de la vie » m’écrivait Lucile suite à la lecture d’un de mes articles. C’est alors que je me suis posé cette question : Avons-nous besoin de drames et de crises dans notre vie ? Est-ce pour évoluer et passer à autre chose ? Est-ce que j’ai besoin de moments difficiles pour apprécier les bons ?

Il est peut être temps de penser aux mauvais jours qui nous ont fait grandir. Personne n’aime les échecs et les déceptions, et nous avons tous en mémoire de sales moments que nous ne voudrions certainement pas revivre. Tout le monde en connait. Les échecs font partie de la vie et ils nous poussent à nous dépasser. Nous comprenons après que cet échec nous a permis d’aller vers autre chose.

Et si les échecs étaient des balises qui nous disaient : Attention, tu te plantes, tu n’es pas sur la bonne route, tu as mieux à faire. Trouver un travail plus intéressant après un licenciement. Faire une belle rencontre après une rupture. Se sentir bien après une dispute. Respirer enfin après une relation toxique ou dévoreuse d’énergie. Tout le monde a connu ce genre de situation. Peut être même est-ce nous qui engendrons cette crise car nous savons au fond de nous que cela ne peut pas continuer.

Ces déceptions nous obligent à prendre du recul et à se dire que cette situation ne nous convient pas. Pour citer à nouveau Lucile « nous sommes dans un mauvais film » et je dirais : nous ne sommes pas dans le bon film, celui que nous voulons voir, celui que nous voulons vivre. Nos déceptions nous aident à savoir ce que nous ne voulons pas.
L’échec est un évènement qui nous indique quelle personne nous voulons être suivant la manière dont nous allons agir face à lui. A chaque situation difficile, nous savons un peu plus qui nous sommes. A chaque pas que nous faisons nous nous rapprochons de l’être que nous voulons être.

Alors merci aux échecs et aux déceptions, merci aux acteurs de nos mauvais films puisqu’ils nous montrent la route à ne pas suivre, le chemin qui ne mène nulle part et surtout ils nous indiquent notre propre direction : celle qui nous rend heureux.

Prenez soin de vous.

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Christine