Un biscuit au gingembre peut vous emporter très loin

Il y a plus de choses qui nous font peur que de choses qui nous font mal. Sénèque

 

Vous devez vous dire : çà y est, Christine se lance dans la pâtisserie ou dans un nouveau blog de cuisine. Non cet article n’est pas le lancement d’une rubrique culinaire. L’idée m’est venue l’autre jour en mangeant un gâteau au gingembre que j’ai rapporté du Sri Lanka cette année. Au cours d’une randonnée, le guide nous avait distribué ces petits gâteaux ronds dont le goût épicé reste longtemps sur la langue. J’avais bien aimé et nous en avions achetés un ou deux paquets dans une épicerie de Kandy un peu comme un souvenir. C’est vrai que mon goût pour la cuisine se retrouve en voyage. Je rapporte toujours des épices, des recettes, des ingrédients exotiques même parfois beaucoup plus que des bijoux et autre artisanat local.

L’autre jour, j’en ai pris deux dans la boîte en métal où je les range. Oui, je prends toujours deux gâteaux ou deux carrés de chocolat car je sais que je vais forcément y revenir et cela m’évite un voyage vers la cuisine 😉 Je suis gourmande et parfois même un peu feignante sur les bords 🙂 Je déguste donc mes deux gâteaux. Soudain, je réalise qu’à chaque fois que j’en mange, je suis transportée dans le pays où je les ai achetés. C’est une merveilleuse émotion. Ce n’est pas triste, ni nostalgique. Non c’est juste une bouffée d’air du pays d’où ils viennent, un concentré de souvenirs qui m’assaillent en quelques bouchées. C’est juste un instantané de bonheur qu’aucun livre, ni magazine de rêves ne pourra jamais apporter.

J’ai la même sensation lorsque je bois du Karkadé chaud et acidulé pendant l’hiver. Je m’installe, ma tasse entre les mains. La belle tisane a pris la couleur rose de l’hibiscus et elle m’emporte en Egypte, dans le désert blanc, où j’ai eu la chance de marcher. Quand je bois du Karkadé je suis en bivouac à la nuit tombée. C’est une sensation indescriptible de bonheur. Toutes les images et les émotions me reviennent à la mémoire, vivantes, présentes dans tout mon être. Elles ont beaucoup plus de puissance que les photographies.

On a beau dire que les voyages immobiles sont merveilleux, que les livres vous emmènent parfois très loin vers des contrées inexplorées. Vivre une expérience par soi même vaut toutes les expériences que les autres pourraient nous raconter. Expérimenter soi même les jours et les semaines d’un séjour, la découverte d’un paysage, les hasards des rencontres, goûter des saveurs inconnues au milieu d’une ville étrangère, valent de l’or et des sensations inoubliables.

Il n’est pas besoin d’aller au bout du monde, ni forcément de partir en vacances. Nous avons tous nos goûts et nos odeurs qui nous transportent dans un autre monde, à une autre époque, dans une autre saison. Le goût des cerises, l’odeur des feuilles mortes, le petit ballon de rosé, le parfum d’une glace et toutes nos cellules nous emmènent au cœur du souvenir pour nous rappeler ce que nous avons vécu.

Ce qui compte c’est le voyage, n’hésitez pas à vivre ce qui est important pour vous, personne ne le fera à votre place.

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Merci de m’avoir lue ou écoutée. J’espère que vous avez aimé cet article.

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