N’avez-vous rien à vous reprocher ?

Vous avez peut être déjà participé à ce genre de conversation qui tournait autour des systèmes de surveillance de nos faits et gestes. Peut être pensez vous qu’ils sont nécessaires pour notre sécurité et qu’ils nous protègent contre toutes les agressions.

D’autres peuvent se dire qu’ils sont des freins à notre liberté et à nos choix de vie. Souvent les personnes qui sont pour ce genre d’installation, à un moment de la conversation, répliquent pour en finir avec toute discussion ou protestation : si tu n’as rien à te reprocher, tu ne risques rien. La conversation est close. C’est l’argument qui défie tous les autres.

Mais c’est quoi de ne rien avoir à se reprocher ?

Est ce que c’est une personne qui n’a jamais fait d’excès de vitesse, rien, aucun pv, aucune amende pour stationnement gênant, qui paie ses impôts et ses factures à temps ? Peut être quelqu’un qui ne proteste jamais, ne manifeste pas, est toujours d’accord sur tout. N’avez vous rien à vous reprocher si vous n’oubliez jamais l’heure de la sortie de l’école, si vous aidez vos enfants à faire leurs devoirs, si vous êtes une épouse modèle ou le conjoint idéal ? Passez vous toujours sur les passages pour piétons ? Qu’est ce que çà veut dire n’avoir rien à se reprocher ? Est ce qu’il existe un petit livret qui nous indique tout ce qu’il faut faire pour être un citoyen parfait au dessus de tout soupçon ?

Parce que l’ennui c’est que n’avoir rien à se reprocher dépend beaucoup de l’époque et du régime politique dans lequel on vit.

Il peut être très dangereux d’avoir une certaine religion, des opinions politiques minoritaires, une couleur de peau différente des autres, un mode de vie ou une éducation non majoritaire, des vêtements anticonformistes, un métier particulier.

Suivant les pays, les époques, les lieux, que l’on soit en Allemagne en 1933, en Russie en 1917, en France en 1793, au Chili en 1973, aux Etats-unis à Wounded Knee en 1890, il peut être anormal d’être indien, juif, albinos, catholique, musulman, noir, chiffonnier, banquier, bourgeois, communiste… et j’en passe.

Alors gare à celui qui ne rentre pas dans la norme du système en place. Ne rien avoir à se reprocher, c’est vivre dans un monde où l’on décide pour vous de ce qui est normal ou non d’être, d’avoir, de faire, de vivre.

S’il vous plaît, s’il te plaît, surtout ne soit pas normal-e, soit vivant-e, imparfait-e, libre, joyeuse, joyeux. N’écoute que ton cœur, suis le chemin de ton âme, vis tes rêves et fais tout pour aimer ta vie, c’est la seule chose que tu pourras te reprocher de ne pas avoir fait.

 

J’espère que cet article vous a plu et n’hésitez pas à laisser un commentaire dessous. Si vous avez reçu cette lettre de la part d’un ami, je vous invite à rejoindre les abonnés de La lanterne de papier pour recevoir les messages directement dans votre boîte mails. Ainsi vous recevrez les inspirations à la liberté d’être soi et à la joie de la vivre.