Retrouver le bonheur grâce à la nostalgie

Avant de partir en vacances, j’ai emprunté un livre à la bibliothèque « Le bordeaux retrouvé » de Jean-Paul Kauffmann. Je l’ai découvert presque par hasard en flânant dans le rayon biographie. Je connaissais déjà cet auteur suite à la prise d’otages dont il a été victime dans les années 80 au Liban. Il revient à ma mémoire régulièrement.

« Le bordeaux retrouvé » est un livre particulier.

D’une part, au fil des pages, Jean-Paul Kauffmann évoque sa seconde naissance après sa libération. Il redécouvre le plaisir du vin dont il a été privé pendant trois ans, mais aussi parce que vous ne pourrez pas acheter ce livre, il n’est tout simplement pas à vendre. C’est ainsi que l’auteur l’a voulu.

Au cours de ma lecture, j’ai été émue par le récit de sa remontée vers les choses du bonheur retrouvé, par son courage, par les moyens qu’il a employé pour continuer malgré tout à tenir jour après jour.

Pendant cette épreuve extrêmement pénible, une des solutions qu’il avait trouvées pour l’aider à tenir était de refaire mentalement la route départementale qui mène aux vignobles du Bordeaux. Il y retournait en pensée, refaisant le chemin exact, les routes empruntées, les paysages, etc… Je me suis demandé alors qu’elle serait ma route départementale, quels moments je pourrais revivre inlassablement et éprouver à nouveau le bonheur et le plaisir pour quelques instants ?

Je pense d’abord aux personnes que j’aime et qui me sont chères, à tous les moments heureux passés ensemble, aux préparatifs et au déroulement d’une fête de famille, à un anniversaire particulièrement émouvant, à une belle réussite, à la rencontre d’une personne que j’aime, à une découverte émouvante lors d’un voyage.

Est-ce que j’ai au fond de moi un chemin, une route, un souvenir que j’aimerais revivre encore et encore ? Peut être ce voyage en Egypte sur le Nil, est ce que je me rappelle le trajet en train jusqu’à Roissy, puis le départ en avion, est ce qu’il y a eu des escales ? L’arrivée à l’hôtel tard le soir, l’accueil de notre guide, le matin merveilleux sur la terrasse du petit-déjeuner avec vue sur l’allée des sphinx à Louxor… Rien que d’y penser j’éprouve à nouveau ce grand bonheur et des larmes me montent aux yeux… Et la découverte de notre bateau qui allait nous mener de Louxor à Assouan pendant une semaine, un beau sandal en bois et ses magnifiques voiles blanches, le parcours sur le Nil tranquille et gigantesque, les balades dans les villages nubiens, les femmes et les enfants curieux qui venaient à notre rencontre. Oui, tout cela je pourrais me le rappeler encore et encore.

Revivre ces moments de bonheur n’est pas nostalgique. C’est éprouver à nouveau cette joie qui nous a fait tant de bien et que l’on continue à ressentir en les revivant encore et encore par la force de notre pensée. Alors, savourez chaque instant de vos bonheurs. Puis, essayez d’y repenser, çà fait un bien fou, gardez en vous ces moments précieux et surtout, comme disait Bernard Moitessier dans Tamata « n’oublie pas dans les ténèbres ce que tu as vu dans la lumière ».

Que vos bonheurs vous accompagnent jour après jour.

Christine Lenoir

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