Traverser le désert et profiter des bivouacs

 

On part tôt le matin, émerveillé par le lever du soleil qui nous a réveillé en douceur. Nous sommes baignés par la douce lumière rose qui envahit tout ce qui nous entoure. Il fait bon, on découvre l’immensité du ciel et le paysage infini. On respire cette impression de liberté qu’il y a dans cette marche sans route, sans barrière, sans panneau et rien autour pour gâcher notre joie. Toutes les directions sont possibles. On marche accompagné du groupe qui s’éparpille, se rassemble, chacun à son rythme, tranquillement. On avance, on suit le guide sans réfléchir. 

On marche dans le désert sans fin, le temps s’étire, on ne regarde plus l’heure. On avance sur le sable parsemé quelques fois de maigres touffes d’herbes. Il commence à faire chaud, le paysage défile lentement sous nos yeux. Les dunes passent les unes après les autres. Parfois le terrain est un peu accidenté, un peu plus haut. On s’accroche. Des rochers apparaissent au loin, puis se rapprochent petit à petit, pas après pas, à la vitesse de notre marche. On fait une courte pause en milieu de matinée pour se rafraîchir à la seule ombre d’un rocher posé sur le chemin. Un peu plus tard, la chaleur est de plus en plus pénible et l’on bénit le petit écrin de verdure qui apparaît au loin. Une modeste oasis. Quelques mètres carrés. On sait que l’on va s’arrêter pour déjeuner car il n’y a rien d’autres à des kilomètres. Une petite sieste et nous repartons dans l’après-midi. Il fait un peu moins chaud, la journée se termine bientôt, le soleil décline vite. A l’horizon, un paravent de toile a été dressé. C’est notre prochaine étape, la fin de notre traversée du désert pour aujourd’hui. Le bivouac nous attend. Une pause nécessaire pour recommencer demain avec le même enthousiasme, la même joie de découvrir chaque matin ce qui s’offre à nous, une journée après l’autre.

Il en est de même dans notre vie. Inutile de partir loin pour vivre une traversée du désert. Nous en avons tous vécu de ces périodes où il ne se passe pas grand chose. On avance mais notre horizon est à peu près toujours le même. On attend la fin du mois pour recevoir notre salaire ou bien les vacances, le week-end, la fin de la journée qui nous paraissent aussi loin que l’horizon. On espère une autre vie plus facile, une rencontre, un autre environnement. Nous avons un espoir, une bonne nouvelle, une découverte, une idée et notre enthousiasme est au beau fixe. Chaque matin est un nouveau défi à relever, une joie, un plaisir de vivre qui ne nous quitte pas pendant des jours, des semaines, peut être des mois. Puis, le projet tarde à se concrétiser et n’avance pas. Notre motivation s’évanouit petit à petit.

Attendez ! Est ce que cette petite chaise en terrasse ne serait pas le signe de faire une pause dans notre journée ? N’est ce pas une bonne copine qui vous propose de déjeuner ce lundi ? Ce rayon de soleil qui baigne soudain notre fenêtre, n’est-il pas une occasion pour rêver ou pour aller prendre l’air ? Et cette invitation à passer un week-end avec des personnes que nous connaissons à peine, n’est ce pas le moment de prendre la tangente sur notre quotidien ? Ces petites étapes sur notre route sont les bivouacs de notre traversée du désert. Ne les négligeons pas. Nous en avons besoin pour aller jusqu’au bout du voyage sans finir sur les rotules, ni risquer d’abandonner ce qui nous tient à cœur. Profitons de ces pauses pour nous rafraîchir à notre source. Apprécions ces bivouacs ! Ces moments sont précieux. Ils nous indiquent que nous sommes sur le bon chemin et que ce n’est pas le moment de laisser tomber.

 

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A très bientôt. Christine